Comment marchent les moteurs de recherche ? Guide du débutan

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Responsable des contenus @ Ahrefs (ce qui veut dire en gros, que je dois m’assurer que chaque article publié est ÉPIQUE).
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Montre combien de site différents font un lien vers ce contenu. En règle générale, plus vous avez de sites qui vous donnent un backlink, plus haut vous êtes positionné dans Google.

Montre le trafic mensuel estimé pour cet article selon les données Ahrefs. Le trafic organique réel (issu de Google Analytics) est généralement 3 à 5 fois plus élevé.

Le nombre de fois que cet article a été partagé sur Twitter.

Les moteurs de recherche explorent (“craw­lent”) le web grâce à des bots appelés spi­ders. Ces crawlers suiv­ent les liens de page en page pour trou­ver du nou­veau con­tenu et l’ajouter à leur index de recherche. Lorsque vous utilisez un moteur de recherche, les résul­tats per­ti­nents sont extraits de l’index et sont classés (“rankés”) à l’aide d’un algorithme.

Si cela vous sem­ble com­pliqué, c’est nor­mal : ça l’est. Mais si vous voulez être mieux posi­tion­né dans les résul­tats de recherche pour obtenir plus de traf­ic sur votre site, il faut com­pren­dre les bases : com­ment les moteurs de recherche trou­vent, index­ent et classent le contenu.

C’est ce que vous allez appren­dre dans ce guide.

Chapters


    Avant de ren­tr­er dans le côté tech­nique, assurons-nous de com­pren­dre ce que sont les moteurs de recherche, pourquoi ils exis­tent et pourquoi est-ce que tout cela a de l’importance.

    Que sont les moteurs de recherche ?

    Les moteurs de recherche sont des out­ils qui trou­vent et classent le con­tenu du web qui cor­re­spond à la requête de l’utilisateur du moteur.

    Chaque moteur de recherche a deux par­ties principales :

    1. Search index, l’index de recherche. Une librairie numérique qui con­tient des infor­ma­tions sur les pages web
    2. Algorithme(s) de recherche. Un ou plusieurs pro­grammes infor­ma­tiques qui classent les con­tenus selon la requête tapée dans le moteur.

    Comme moteurs de recherche les plus util­isés, on peut citer Google, Bing et DuckDuckGo.

    Quel est le but des moteurs de recherche ?

    Chaque moteur de recherche a pour but de fournir les meilleurs résul­tats, les plus per­ti­nents, à ses util­isa­teurs. C’est comme cela qu’ils gag­nent ou main­ti­en­nent leur part de marché. Du moins en théorie.

    Comment les moteurs de recherche gagnent-ils de l’argent ?

    Les moteurs de recherche ont deux types de résultats :

    • Résul­tat organique du search index. On ne peut pas pay­er pour y apparaître.
    • Résul­tats payants des pub­lic­ités. Vous devez pay­er pour y apparaître.

    Chaque fois que quelqu’un clique sur un résul­tat payé (les fameux pre­miers résul­tats “Annonce” sur Google par exem­ple) la cible du lien paye le moteur de recherche. C’est ce qu’on appelle le PPC, pay-per-click ou coût par clic (CPC) en français.

    D’où l’importance de la part de marché : plus il y a d’utilisateurs, plus ces pub­lic­ités sont cliquées, plus les revenus augmentent.

    Pourquoi se soucier de la manière dont fonctionnent les moteurs de recherche ?

    Com­pren­dre com­ment les moteurs de recherche trou­vent, index­ent et classent le con­tenu va vous aider à mieux posi­tion­ner votre site dans les résul­tats de recherche organique sur des requêtes ou mots-clés per­ti­nents et fréquem­ment utilisés.

    Si vous vous posi­tion­nez bien sur ces requêtes, vous obtien­drez plus de clics et donc plus de traf­ic organique sur votre contenu.

    Quel est le moteur de recherche le plus utilisé ?

    Google. Il représente 92% de parts de marché.

    Google est le moteur de recherche dont se soucient le plus la plu­part des pro­fes­sion­nels du SEO et des pro­prié­taires de site. Il est en mesure d’envoyer plus de traf­ic que n’importe quel autre.


    Les moteurs de recherche les plus con­nus comme Google et Bing dis­posent de tril­lions de pages dans leur index de recherche. Avant de par­ler d’algorithmes de rank­ing, voyons un peu plus en détail la méth­ode qu’ils utilisent pour con­stru­ire et entretenir cet index.

    Voici le proces­sus de base, comme nous le dit Google :

    Voyons cela étape par étape :

    1. URLs
    2. Crawl (explo­ration)
    3. Traite­ment et rendu
    4. Index­a­tion
    Note.
    Le proces­sus ci-dessous s’applique spé­ci­fique­ment à Google, mais il y a de grandes chances que ce soit très sim­i­laire pour des moteurs de recherche comme Bing. Il existe d’autres types de moteurs comme Ama­zon, YouTube et Wikipé­dia qui ne mon­trent que les résul­tats issus de leur pro­pre site. 

    Étape 1 : URLs

    Tout com­mence par une liste des URLs con­nues. Google les décou­vre par dif­férents moyens, mais voici les trois plus fréquents :

    Depuis les backlinks (liens entrants)

    Google dis­pose déjà d’un index de tril­lions de pages web. Si quelqu’un ajoute dans l’une d’entre elles un lien vers l’une de vos pages, il peut vous trou­ver comme cela.

    Vous pou­vez voir la liste des back­links de votre site gra­tu­ite­ment en util­isant l’Explo­rateur de Site avec les Out­ils de Web­mas­ter de Ahrefs.

    1. Inscrivez-vous gra­tu­ite­ment à un compte d’outils de Web­mas­ter de Ahrefs
    2. Collez votre domaine dans l’Explo­rateur de site
    3. Ren­dez-vous sur le rap­port de back­links, liens entrants.

    Notre crawler est le deux­ième plus act­if après Google, vous devriez donc trou­ver une liste raisonnable­ment com­plète de vos back­links à cet endroit.

    Depuis les sitemaps

    Un sitemap fait la liste de toutes les pages impor­tantes de votre site. Si vous soumet­tez votre sitemap à Google, cela va l’aider à trou­ver votre site plus vite.

    Depuis une soumission d’URL

    Google per­met aus­si la soumis­sion d’URL indi­vidu­elles via la Google Search Console.

    Étape 2 : exploration (crawling)

    L’étape de crawl­ing est lorsque qu’un bot infor­ma­tique appelé spi­der (comme Google­bot) vis­ite et télécharge les pages découvertes.

    Il faut savoir que Google ne crawle pas tou­jours les pages en suiv­ant l’ordre dans lequel il les découvre.

    L’ordre dans lequel il classe l’exploration se base sur plusieurs fac­teurs dont :

    • Le PageR­ank de l’URL
    • La fréquence à laque­lle l’URL change
    • Si le con­tenu est récent ou ancien.

    Il faut le savoir, car cela veut dire que les moteurs de recherche vont peut-être crawler et index­er cer­taines de vos pages avant les autres. Si vous avez un gros site inter­net, il fau­dra cer­taine­ment un bon moment aux moteurs de recherche pour l’explorer entièrement.

    Étape 3 : traitement

    Le traite­ment est l’étape où Google tente de com­pren­dre et extraire les infor­ma­tions les plus impor­tantes des pages qu’il explore. Per­son­ne en dehors du géant Google ne con­nait tous les détails de ce proces­sus. Mais les par­ties les plus impor­tantes pour bien com­pren­dre la méth­ode sont l’extraction de lien et le stock­age de con­tenu pour indexation.

    Google a besoin de charg­er les pages en entier pour les traiter, c’est le moment où le moteur de recherche déroule tout le code de la page pour com­pren­dre com­ment il appa­raît pour les utilisateurs.

    Cela dit, cer­taines phas­es du traite­ment arrivent avant et après ce charge­ment, comme vous pou­vez le voir dans le dia­gramme plus haut. 

    Étape 4 : l’indexation

    L’indexation est la par­tie du proces­sus où les infor­ma­tions des pages explorées sont ajoutées à l’immense base de don­nées appelée Search Index. C’est glob­ale­ment une libraire numérique de tril­lions de pages web d’où Google va tir­er ses résul­tats de recherche.

    C’est là un point impor­tant. Lorsque vous tapez une requête dans un moteur de recherche, vous ne cherchez pas réelle­ment tout inter­net. Les résul­tats seront issus de l’index des pages web du moteur de recherche. Si une page n’est pas dans l’index, les util­isa­teurs du moteur de recherche ne pour­ront pas les trou­ver. C’est pour cela que faire index­er vos sites dans les plus grands moteurs de recherche comme Google et Bing est important.


    La décou­verte, le crawl et l’indexation du con­tenu ne sont que les pre­mières pièces du puz­zle. Les moteurs de recherche ont besoin d’un moyen de faire cor­re­spon­dre les résul­tats avec ce que tapent les util­isa­teurs. C’est le tra­vail des algorithmes. 

    Chaque moteur de recherche utilise ses pro­pres algo­rithmes pour class­er, “ranker” les pages. Google étant celui le plus large­ment util­isé (à part en Asie et en Russie), c’est celui sur lequel nous allons nous con­cen­tr­er dans ce guide.

    Google est célèbre pour avoir plus de 200 fac­teurs de classe­ment, ou ranking.

    Per­son­ne ne les con­naît réelle­ment tous, mais nous en savons assez sur les plus importants.

    Par­lons-en :

    • Back­links (liens entrants)
    • Per­ti­nence
    • Fraîcheur
    • Autorité sur le sujet
    • Vitesse de la page
    • Adap­té aux mobiles

    Backlinks (liens entrants)

    Les back­links sont l’un des fac­teurs de rank­ing les plus impor­tants de Google.

    Cela a été con­fir­mé par Andrey Lupatt­sev, un Stratège Senior en Qual­ité de Recherche chez Google, lors d’un webi­naire en 2016. Lorsqu’on lui a demandé quels étaient les deux plus impor­tants fac­teurs de rank­ing, sa réponse était sim­ple : le con­tenu et les liens.

    Tout à fait. Je peux vous dire ce qu’ils (les deux plus impor­tants fac­teurs) sont. C’est le con­tenu. Ce sont les liens qui pointent vers votre site.

    Les liens ont été d’une impor­tance cap­i­tale pour Google depuis 1997 lorsqu’ils ont mis en place PageR­ank, une for­mule dont le but est de juger de la valeur d’une page web en se bas­ant sur la quan­tité et la qual­ité des liens entrants vers le site.

    Lorsque nous avons analysé plus d’un mil­liard de pages, nous avons décou­vert une forte cor­réla­tion entre le nom­bre de sites qui pro­posent un lien vers une page et le traf­ic organique que cette dernière obtient de Google.

    Mais ce n’est pas qu’une ques­tion de quan­tité, tous les back­links ne sont pas égaux. Il est tout à fait pos­si­ble pour une page d’avoir peu de back­links de qual­ité et d’en dépass­er une autre qui dis­pose de beau­coup plus de back­links, mais de plus basse qualité.

    Il y a six fac­teurs clés pour définir un bon backlink.

    Regar­dons d’un peu plus près ce que l’on pour­rait con­sid­ér­er comme les deux élé­ments les plus impor­tants : l’autorité et la per­ti­nence.

    Autorité de lien

    Les back­link sur des pages ou sites qui sont déjà recon­nus comme d’une cer­taine autorité ou impor­tance ont un plus gros impact sur le ranking.

    Com­ment définir l’autorité ? Dans le SEO, ce que l’on con­sid­ère comme ayant une forte autorité sont les pages ou sites qui ont le plus de back­links, que l’on peut con­sid­ér­er comme des “votes”.

    Chez Ahrefs, nous nous basons sur deux fac­teurs pour estimer l’autorité rel­a­tive d’une page ou d’un site :

    • L’autorité de domaine ou Domain Rat­ing (DR) : l’autorité rel­a­tive d’un site sur une échelle de 0 à 100.
    • L’autorité d’URL ou URL Rat­ing (UR) : l’autorité rel­a­tive d’une page sur une échelle de 0 à 100.

    Vous pou­vez voir l’autorité de n’importe quel site ou page dans l’Explo­rateur de Site de Ahrefs.

    Pertinence de lien

    Les liens qui vien­nent de sites et pages per­ti­nents ont générale­ment plus de valeur.

    Google par­le de l’importance du con­texte dans le classe­ment des pages qu’il con­sid­ère comme utiles dans son expli­ca­tion de la manière dont la recherche fonc­tionne.

    Si d’autres sites recon­nus sur le sujet ren­voient vers la page, c’est un bon sig­nal que l’information est de bonne qualité.

    Si vous vous deman­dez pourquoi la per­ti­nence a une impor­tance, com­parez cela à la vraie vie. Vous allez sans doute porter plus de crédit à l’avis de votre ami chef cuisinier lorsque vous cherchez un bon restau­rant qu’à celui de votre ami vétéri­naire. Mais si vous cher­chiez des infor­ma­tions sur la nour­ri­t­ure pour chat, ce serait l’inverse.

    Pertinence

    Google a plusieurs moyens de déter­min­er la per­ti­nence d’une page.

    Pour ce qui est du plus sim­ple, il véri­fie que les pages con­ti­en­nent les mêmes mots-clés que la requête de recherche.

    Le sig­nal le plus sim­ple indi­quant la présence d’in­for­ma­tions per­ti­nentes dans une page Web est la présence de mots-clés fig­u­rant dans votre requête de recherche.”

    Mais la per­ti­nence va bien plus loin que la recherche de la présence de mots-clés.

    Google utilise aus­si des don­nées sur l’interaction de ses util­isa­teurs avec ses résul­tats de recherche. En d’autres mots, est-ce que les util­isa­teurs trou­vent la page utile ?

    Au-delà de la sim­ple iden­ti­fi­ca­tion de mots-clés en com­mun, nous util­isons des don­nées d’in­ter­ac­tions glob­ales et anonymes pour éval­uer l’in­térêt des résul­tats de recherche en lien avec les requêtes.”

    C’est en grande par­tie pour cela que tous les meilleurs résul­tats pour “apple” sont au sujet de la société, pas du fruit (pomme en anglais). En analysant les don­nées d’interactions, il a déter­miné que la majorité des per­son­nes qui tapent ces recherch­es veu­lent en appren­dre plus sur la mar­que que sur le fruit.

    Mais ces fameuses don­nées d’in­ter­ac­tions ne sont pas les seuls élé­ments sur lesquels Google se base.

    La société a investi dans beau­coup de tech­nolo­gies dif­férentes pour l’aider à mieux com­pren­dre les liens entre les entités comme les gens, les lieux et les objets. Le Knowl­edge Graph (lit­térale­ment graphique de con­nais­sance) est l’une de ces tech­nolo­gies, qui n’est ni plus ni moins qu’une immense base de don­nées d’entités et des rela­tions qu’elles ont entre elles.

    Apple (le fruit en anglais) et Apple (la société) sont des entités con­nues du Knowl­edge Graph.

    Google utilise les liens entre les entités pour mieux com­pren­dre la per­ti­nence d’une page. Un résul­tat qui cor­re­spond à “apple” et par­le aus­si d’oranges et de bananes se réfère claire­ment au fruit. Mais une qui par­le aus­si d’iPhone, iPad et iOS par­le cer­taine­ment de l’entreprise.

    C’est en par­tie grâce à ce Knowl­edge Graph que Google peut aller plus loin que la sim­ple cor­re­spon­dance des mots-clés.

    Par­fois vous pou­vez voir des résul­tats de recherche qui ne con­ti­en­nent même pas les mots-clés qui sem­blent impor­tants dans la requête. Par exem­ple, si on regarde cer­tains résul­tats de la pre­mière page pour “apple paper app”, le mot “apple” n’est pas dans le contenu.

    Google sait que c’est un résul­tat per­ti­nent en grande par­tie car la page men­tionne des entités comme iPhone et iPad qui sont bien évidem­ment très proches d’Apple dans le Knowl­edge Graph.

    Note.
    Les don­nées d’in­ter­ac­tions et le Knowl­edge Graph ne sont pas les seules tech­nolo­gies util­isées par Google pour jauger de la per­ti­nence d’une page par rap­port à la requête de recherche. Une bonne par­tie du tra­vail repose aus­si sur d’autres tech­nos pour com­pren­dre le sens et les inten­tions der­rière la requête en elle-même, comme BERT et RankBrain. Par­fois Google réécrit la requête sans le mon­tr­er pour don­ner des résul­tats plus pertinents. 

    Fraîcheur

    La fraîcheur (à quel point le con­tenu est récent) est aus­si un fac­teur qui va dépen­dre de la requête, elle aura plus d’importance pour cer­taines requêtes que pour d’autres.

    Pour une requête comme “dernières sor­ties sur ama­zon prime” la fraîcheur est très impor­tante car les util­isa­teurs veu­lent savoir quels sont les derniers films et séries qui ont été ajoutés au cat­a­logue. C’est pour cela que Google va plac­er en pre­mier les pages récem­ment pub­liées ou mis­es à jour.

    Pour des requêtes comme “meilleur casque audio”, la fraîcheur a aus­si de l’importance, mais un peu moins. La tech­nolo­gie audio va vite donc un résul­tat de 2015 n’aura pas beau­coup d’importance, mais un arti­cle pub­lié il y a 2 ou 3 mois pour­rait tou­jours être utile.

    Google le sait et pour­ra mon­tr­er des résul­tats qui ont été pub­liés ou mis à jour dans les derniers mois.

    Et il existe aus­si des requêtes où la fraîcheur du résul­tat n’a qua­si­ment aucune impor­tance, comme pour “com­ment faire un nœud de cra­vate”. Rien n’a changé à ce sujet depuis des décen­nies donc, peu importe si la page a été pub­liée hier ou en 1998. Google le sait bien et n’a aucun prob­lème à bien posi­tion­ner des arti­cles qui ont été écrits il y a des années.

    Autorité du sujet

    Google veut class­er en pre­mier le con­tenu de sites qui ont une cer­taine autorité sur un sujet. Cela veut dire qu’il va juger qu’un site peut tout à fait être une bonne source pour des requêtes sur un cer­tain sujet, mais pas sur d’autres.

    Google en par­le dans l’un de ses brevets :

    Que le sys­tème de recherche con­sid­ère un site comme d’autorité va être dépen­dant de la requête (…) par exem­ple le sys­tème peut con­sid­ér­er un site du cen­tre de con­trôle des mal­adies “cdc.gov” pour être une source d’autorité pour des recherch­es comme “CDC piqûre de mous­tique”, mais ne le trou­vera pas per­ti­nent pour des requêtes comme “recom­man­da­tion de restaurant”.

    Même si cela n’est que l’un des nom­breux brevets déposés par Google, on voit facile­ment les preuves que “l’autorité de sujet” joue un rôle dans le classe­ment des résul­tats pour beau­coup de requêtes.

    Voyons les résul­tats pour “sous vide vac­u­um seal­er” (pompe à vide).

    Nous voyons ici deux petits sites de niche qui par­lent de la cui­sine sous vide qui dépasse le New York Times.

    Même s’il y a cer­taine­ment d’autres fac­teurs en jeu ici, il sem­ble très prob­a­ble que “l’autorité de sujet” est l’une des raisons du posi­tion­nement de ces sites.

    C’est sans doute la rai­son pour laque­lle le guide du débu­tant en SEO de Google suggère :

    Cul­tivez la répu­ta­tion d’expertise et de fia­bil­ité dans un domaine spécifique.

    Vitesse de la page

    Per­son­ne n’aime atten­dre que les pages char­gent, et Google le sait. C’est pour cela que la vitesse d’une page entre en compte dans le classe­ment des résul­tats sur ordi­na­teur depuis 2010 et des recherch­es sur mobile depuis 2018.

    Beau­coup de gens font une fix­a­tion sur la vitesse des pages, il faut donc pré­cis­er que vos pages n’ont pas besoin de charg­er à la vitesse de l’éclair. Google dit que la vitesse de charge­ment n’est con­sid­érée comme prob­lé­ma­tique que pour celles qui “offrent l’expérience la plus lente à leurs utilisateurs”.

    En d’autres ter­mes, gag­n­er quelques mil­lisec­on­des sur un site qui est déjà rapi­de a peu de chance d’améliorer votre posi­tion­nement. Il faut juste qu’il soit suff­isam­ment rapi­de pour ne pas avoir un impact négatif sur les utilisateurs.

    Vous pou­vez véri­fi­er la vitesse de n’importe quelle page web dans le Page­Speed Insights, qui va aus­si vous don­ner des sug­ges­tions pour amélior­er ces scores.

    Le rap­port de Page­Speed Insight vous mon­tre aus­si les scores de votre page au niveau des Core Web Vitals.

    Les Core Web Vitals sont basés sur trois indi­ca­teurs qui vont juger de la per­for­mance de charge­ment d’une page, de son inter­ac­tiv­ité et de sa sta­bil­ité visuelle. Google a con­fir­mé que les Core Web Vitals vont com­mencer à avoir un rôle dans le rank­ing à par­tir de juin 2021.

    Vous pou­vez voir les per­for­mances de toutes les pages de votre site grâce au rap­port Core Web Vitals de la Google Search Console.

    Si un grand nom­bre de vos URL ont une mau­vaise opti­mi­sa­tion et ont besoin d’être améliorées, par­lez-en à un développeur.

    Responsive : votre site sur mobile

    65% des recherch­es Google sont faites sur mobile. C’est pour cela que le respon­sive design d’un site est un fac­teur de classe­ment depuis 2015.

    Depuis 2019, le respon­sive est aus­si un fac­teur de rank­ing pour les recherch­es sur ordi­na­teur car Google est passé sur une index­a­tion mobile first. Cela veut dire que Google “favorise l’utilisation de la ver­sion mobile du con­tenu pour l’indexation et le rank­ing” quel que soit l’appareil utilisé.

    En d’autres ter­mes, un site mal opti­misé sur mobile sera pénal­isé dans son rank­ing, même sur ordinateur.

    Vous pou­vez véri­fi­er si votre site est con­sid­éré comme mobile-friend­ly en util­isant l’outil de Google Mobile-Friend­ly Test, ou bien dans la par­tie Ergonomie mobile de la Google Search Console.


    Les moteurs de recherche savent que dif­férents résul­tats ne vont pas par­ler de la même manière à dif­férentes per­son­nes. C’est pour cela qu’ils pro­posent des résul­tats sur mesure à chaque utilisateur.

    Si vous avez déjà ten­té l’expérience de chercher les mêmes requêtes sur plusieurs appareils ou nav­i­ga­teurs, vous aurez déjà vu ces per­son­nal­i­sa­tions. Les résul­tats ne vont sou­vent pas être posi­tion­nés au même endroit en fonc­tion de dif­férents résultats.

    C’est pour cela que si vous tra­vaillez sur le SEO, il vaut mieux vous servir d’outils dédiés comme le Rank Track­er d’Ahrefs pour suiv­re les posi­tions dans le SERP. Le rank­ing pro­posé dans ces out­ils est nor­male­ment plus proche de la réal­ité car ils con­sul­tent le web d’une manière qui ne donne pas aux moteurs de recherche d’informations leur per­me­t­tant de per­son­nalis­er les résultats.

    Com­ment les moteurs de recherche per­son­nalisent les résultats ?

    Google déclare que des “infor­ma­tions comme votre posi­tion, vos his­toriques de recherche et paramètres de recherche (nous) aident à adapter les résul­tats à ce qui est le plus per­ti­nent et vous est le plus utile sur le moment”.

    Voyons ces trois élé­ments de plus près :

    1. Position

    Si vous cherchez quelque chose comme “restau­rant ital­ien”, vous ver­rez dans les résul­tats de maps que vous aurez des restau­rants locaux.

    Google fait cela car il y a peu de chance que vous pre­niez un avion pour l’autre bout du monde juste pour déjeuner.

    Mais Google utilise aus­si votre posi­tion pour per­son­nalis­er les résul­tats en dehors de maps. Si vous descen­dez dans les résul­tats pour “restau­rant ital­ien” même les résul­tats de Tri­pAd­vi­sor sont per­son­nal­isés et l’on voit égale­ment que la plu­part des meilleurs résul­tats sont des sites de restau­rants locaux.

    Ce sera la même chose pour des requêtes comme “acheter une mai­son”. Google va sor­tir les résul­tats autour de vous plutôt que de par­tir du principe que vous voulez chang­er de pays.

    Votre posi­tion va avoir un tel impact sur les résul­tats de requêtes locales qu’il n’y a qua­si­ment aucune sim­i­lar­ité si vous cherchez la même chose à deux endroits différents.

    2. Langue

    Google sait qu’il n’y a pas d’intérêt à pro­pos­er des résul­tats en anglais pour des util­isa­teurs espag­nols. C’est pour cela qu’il posi­tionne la ver­sion anglaise de notre tuto SEO YouTube pour des recherch­es anglo­phones et la ver­sion en espag­nol pour les recherch­es hispanophones.

    Mais d’une cer­taine manière, Google s’appuie sur les créa­teurs de site inter­net pour faire cela. Si vous avez des pages en plusieurs langues, il ne va pas for­cé­ment s’en ren­dre compte si vous ne le lui “dites” pas.

    Vous pou­vez le faire avec un attrib­ut HTML appelé hre­flang.

    L’utilisation de hre­flang est un peu com­pliquée et sort du spec­tre de ce guide, mais pour faire sim­ple c’est un petit bout de code qui indique la rela­tion entre plusieurs ver­sions d’une même page en dif­férentes langues.

    3. Historique de recherche

    L’exemple sans doute le plus fla­grant de la manière dont Google utilise l’historique de recherche pour per­son­nalis­er le résul­tat est lorsqu’il posi­tionne plus haut un résul­tat sur lequel vous avez cliqué la dernière fois que vous avez effec­tué cette recherche.

    Cela n’arrive pas sys­té­ma­tique­ment, mais reste assez fréquent, surtout si vous cliquez sur le résul­tat ou vis­itez une page plusieurs fois sur une courte période.

    Pour conclure

    Com­pren­dre la manière dont fonc­tion­nent les moteurs de recherche et la pre­mière étape pour appren­dre à mieux se posi­tion­ner dans Google et obtenir plus de traf­ic. Si les moteurs de recherche ne peu­vent trou­ver, explor­er et index­er vos pages, vous avez per­du d’entrée de jeu.

    Si vous voulez appren­dre les bases de l’optimisation de site pour le référence­ment, vous pou­vez lire notre guide sur les bases du SEO.

    Vous avez des ques­tions ? Faites-le-moi savoir dans les com­men­taires ou sur Twit­ter.

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