Créer une stratégie marketing en 5 étapes (avec exemples)

Créer une stratégie marketing en 5 étapes (avec exemples)

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Service Marketing et rédacteur de contenu à Ahrefs. Addict au SEO, à l’aviation, aux parfums, sushis et tacos.
Une stratégie mar­ket­ing est le plan de bataille de votre entre­prise pour guider vos futurs efforts marketing.

Avoir une stratégie mar­ket­ing est plus impor­tant que jamais. Nous sommes entourés de nou­velles tech­nolo­gies, de tech­niques de growth et de tac­tiques “indis­pens­ables”. Une bonne stratégie mar­ket­ing va vous aider à vous con­cen­tr­er sur les tech­niques mar­ket­ing qui comptent et les accom­plir correctement.

Per­me­t­tez-moi de for­muler ça différemment.

Une stratégie mar­ket­ing va vous aider à choisir les bonnes tac­tiques mar­ket­ing, comme met­tre en avant vos arti­cles de blog ou créer un pro­gramme d’affiliation. J’insiste sur la dis­tinc­tion entre la stratégie et les tac­tiques, vous ver­rez sou­vent des gens inter­chang­er les termes.

Avec cet arti­cle, vous allez appren­dre à dévelop­per une stratégie mar­ket­ing effi­cace en cinq étapes :

  1. Pré­parez les don­nées de votre étude de marché
  2. Décidez des seg­ments à cibler
  3. Séduisez votre marché ciblé avec un bon positionnement
  4. Déter­minez quelques codes de votre mar­que pour vous distinguer
  5. Déter­minez vos objec­tifs pour l’année à venir

C’est par­ti.

Il est indis­pens­able de baser votre stratégie mar­ket­ing sur des don­nées, pas des intu­itions. Mais ça ne devrait pas pos­er de prob­lème, vous n’êtes sans doute pas en train de dévelop­per et lancer un pro­duit sans avoir fait une étude de marché. En tout cas, vous ne devriez pas. 

L’étude de marché est une étape essen­tielle du mar­ket­ing, c’est un sujet à part. Je ne vais pas trop m’étendre dessus dans cet arti­cle, mais je vous fourni­rai des pistes pour obtenir les don­nées dont vous aurez besoin. Sou­venez-vous qu’il vaut mieux une étude de marché rapi­de, pas chère et impar­faite que pas d’étude de marché tout court.

Voici ce que vous devriez avoir avant de dévelop­per votre stratégie marketing :

N’hésitez pas à com­mencer avec ce qui vous sem­ble suff­isant pour le moment. Vous pour­rez tou­jours repren­dre l’étude s’il vous manque des don­nées pour établir votre stratégie. Je suis bien con­scient qu’obtenir toutes les don­nées n’est pas pos­si­ble pour beau­coup de nou­velles entreprises.

a) données qualitatives

Des don­nées de qual­ité, ou qual­i­ta­tives vont vous don­ner le “pourquoi” der­rière tous les chiffres d’étude de marché. C’est essen­tiel pour com­pren­dre vos clients en analysant leurs points de vues, expéri­ences, moti­va­tions et sentiments.

En règle générale, le meilleur moyen d’avoir ces don­nées sont les groupes de dis­cus­sion (focus group) et les interviews.

Les groupes de dis­cus­sion sont générale­ment con­sti­tués de cinq à dix per­son­nes qui représen­tent des clients poten­tiels. Le groupe doit être guidé par un pro­fes­sion­nel qui saura quelles ques­tions pos­er et com­ment obtenir des infor­ma­tions per­ti­nentes et fiables. C’est un excel­lent moyen d’obtenir des don­nées mais peut représen­ter un cer­tain coût et un cer­tain temps.

Autrement, je vous sug­gère d’interroger vos clients (poten­tiels) en toute sit­u­a­tion. Mieux, observez-les sur les lieux où votre pro­duit est ven­du, con­som­mé ou dis­cuté. Notez ces infor­ma­tions sans fil­tre. Si vous avez un pro­duit SaaS, vous pou­vez aus­si enreg­istr­er et analyser les ses­sions de vos utilisateurs.

Voici comme exem­ple un extrait d’une étude sous forme d’interview que nous avons fait avec nos clients il y a un bon moment :

Si vous souhaitez obtenir des don­nées de qual­ité rapi­de­ment et gra­tu­ite­ment, regardez com­ment le pub­lic par­le de vos pro­duits et de ceux des con­cur­rents sur les réseaux soci­aux, forums, canaux Slack et autres com­mu­nautés en ligne. C’est moins fiable que d’avoir des inter­views en direct, mais reste une excel­lente source d’information.

Voici un exem­ple de ce qu’une rapi­de recherche sur Red­dit sur des dis­cus­sions autour des out­ils SEO où nous sommes presque tou­jours mentionnés :

b) Données quantitatives

Des don­nées quan­ti­ta­tives four­nissent des infor­ma­tions mesurables sur votre marché. Cela répond à “quoi, qui, com­bi­en, quel prix” ce qui va venir com­pléter la ques­tion “pourquoi” de votre étude sur la qual­ité. La meilleure méth­ode (et la plus util­isée) pour obtenir ces don­nées est de men­er des enquêtes.

Vous allez cer­taine­ment pou­voir trou­ver divers­es enquêtes sous divers­es formes qui ont pu être menées par le passé. De nos jours, il est rel­a­tive­ment facile de met­tre en place des enquêtes en ligne, il n’y a pas vrai­ment d’excuses pour ne pas le faire.

Si vous avez déjà une base de clien­tèle, une liste d’emails ou une com­mu­nauté sur les réseaux soci­aux, dif­fuser votre enquête est simple.

Il faut faire atten­tion à 3 élé­ments lorsque vous créez une enquête :

  1. Assurez-vous soit de dif­fuser l’enquête à des per­son­nes pou­vant être des clients poten­tiels ou ajoutez une ques­tion dans l’enquête pour per­me­t­tre de savoir si c’est le cas.
  2. Ayez un échan­til­lon représen­tatif avant de tir­er des con­clu­sions. Vous pou­vez avoir une idée de la taille de cet échan­til­lon en entrant vos chiffres dans un cal­cu­la­teur de taille d’échantillon. Même si vous prenez toute la pop­u­la­tion des USA en con­sid­éra­tion, il suf­fit de 600 répons­es pour être sûr à 95% que les don­nées seront fiables à ±4%. Vous aurez cer­taine­ment besoin d’un échan­til­lon plus petit que cela.
  3. Posez les bonnes ques­tions, je m’explique.

Vous devriez tou­jours savoir pourquoi vous posez telle ou telle ques­tion dans une enquête. Votre but est de con­naître ces élé­ments sur votre marché :

  • Don­nées démo­graphiques comme l’âge ou les revenus.
  • Don­nées atti­tu­di­nales, c’est-à-dire s’ils sont d’accord ou non avec cer­taines déc­la­ra­tions en rap­port avec votre secteur. Voici un exem­ple avec une ques­tion en util­isant une échelle de Likert :
  • Don­nées com­porte­men­tales sur les préférences de vos clients et leur satisfaction.

Si vous avez du bud­get, vous pou­vez engager une agence pour men­er une enquête à votre place ou acheter des rap­ports sur les con­som­ma­teurs de la part d’une agence de con­seil comme For­rester. Si ce n’est pas le cas, cela peut val­oir le coup de pass­er un peu de temps à chercher sur Google des rap­ports de recherche mar­ket­ing car cer­tains pour­raient être disponibles gratuitement.

c) Segmentation du marché

Votre but ici est de créer une grille pour tri­er tout le marché en seg­ments de clients qui parta­gent cer­tains traits de com­porte­ment comme les besoins en ter­mes de pro­duits. Si ces seg­ments parta­gent aus­si des valeurs démo­graphiques comme l’âge ou les revenus, c’est encore mieux. Mais ça n’arrive pas souvent.

C’est d’ores et déjà une appli­ca­tion des don­nées récupérées aux étapes précédentes.

Voici ce à quoi une bonne seg­men­ta­tion de marché pour­rait ressem­bler pour un four­nisseur de ser­vice mail­ing marketing.

Notez que cet exem­ple n’est pas basé sur de véri­ta­bles recherch­es ou chiffres. Il est juste là pour com­pren­dre la logique.

Comme vous pou­vez le voir, chaque seg­ment peut être décrit par :

  • Un bon nom qui décrit leurs points com­muns en ter­mes de com­porte­ment et/ou besoins
  • Taille du seg­ment (per­son­nes ou entreprises)
  • Valeur annuelle du segment
  • Votre part de marché actuelle dans ce segment

La par­tie la plus com­plexe de la seg­men­ta­tion est de met­tre au point la grille en elle-même. En d’autres ter­mes, quels sont les traits de com­porte­ment que vous allez choisir pour divis­er le marché ? Vous devriez chercher ces répons­es via vos précé­dentes recherch­es dans l’étude de marché.

Ne vous inquiétez pas de l’exactitude de vos don­nées à cette étape. Utilisez les chiffres que vous avez sur votre marché, extrapolez à par­tir de vos échan­til­lons représen­tat­ifs et votre recherche de quan­tité. Ensuite, essayez d’affiner selon ce qui vous sem­ble logique. Ces esti­ma­tions sont suff­isantes pour savoir quels seg­ments vous voulez cibler.

Nous revien­drons sur vos seg­ments dans la par­tie sur le ciblage.

d) Analyse concurrentielle

Vous allez utilis­er des analy­ses con­cur­ren­tielles à chaque étape du développe­ment de votre stratégie mar­ket­ing. Si vous allez inévitable­ment appren­dre des choses sur vos con­cur­rents dans vos recherch­es de don­nées, il est essen­tiel de les analyser correctement.

Une analyse con­cur­ren­tielle se fait en huit étapes :

  1. Trou­vez vos concurrents
  2. Cherchez des infor­ma­tions historiques
  3. Analy­sez les pro­duits et ser­vices de vos concurrents
  4. Famil­iarisez-vous avec leur posi­tion­nement leur ciblage
  5. Trou­vez leurs canaux de distribution
  6. Étudiez leurs straté­gies de communication
  7. Faites des achats fictifs
  8. Con­duisez une analyse SWOT

Voici un mod­èle de résul­tat d’analyse SWOT pour un ser­vice de mail­ing mar­ket­ing fictif :

Ceci est issu de mon guide d’analyse con­cur­ren­tielle, qui con­tient des tem­plates pour vous aider à men­er une analyse effi­cace. Allez jeter un œil à ce guide si vous n’avez pas encore fait cette analyse.

La deux­ième étape dans le développe­ment d’une stratégie mar­ket­ing est de décider des seg­ments du marché que vous allez cibler. Ou plutôt, devrais-je dire, de ceux que vous allez ignor­er. Décider ce qu’il ne faut pas faire est sou­vent le choix le plus important.

Mais avant toute chose, lais­sez-moi vous expli­quer les dif­férences entre les dif­férents ter­mes que nous util­isons dans le marketing.

  • Seg­ment ciblé : un seg­ment de marché spé­ci­fique que vous avez décidé de cibler.
  • Marché ciblé : tous les seg­ments de marché com­binés, ils achè­tent et utilisent les pro­duits de votre catégorie.
  • Audi­ence ciblée : toutes les per­son­nes qui sont sen­si­bles à vos com­mu­ni­ca­tions mar­ket­ing, qu’ils achè­tent ou non le pro­duit. Par exem­ple, les fans de tech­nolo­gie vont cer­taine­ment être l’audience cible de Tes­la, mais seule une frac­tion d’entre eux va réelle­ment un jour s’acheter une de leurs voitures.

Si vous avez fait un bon tra­vail de seg­men­ta­tion, vos seg­ments ciblés devraient être assez évi­dents et sim­ples à choisir.

Pour choisir vos seg­ments cibles, posez-vous les six ques­tions suivantes :

  1. Est-ce que votre pro­duit s’aligne avec ce que souhaite le segment ?
  2. Est-ce que le seg­ment va vous attir­er la meilleure valeur si vous aug­mentez vos parts de marché ?
  3. Est-ce que vous avez les ressources mar­ket­ing et com­mer­ciales pour aug­menter vos parts de marché sur ce segment ?
  4. Quelle va être la dif­fi­culté d’augmenter votre part de marché sur ce segment ?
  5. Est-ce que ce seg­ment va en influ­encer d’autres.Si oui, comment ?
  6. Quelles seraient les con­séquences si vous chang­iez votre atten­tion vers d’autres segments ?

Vos seg­ments cibles idéals sont ceux qui vont vous être les plus renta­bles au vu des ressources que vous avez à disposition.

Sou­venez-vous que cer­tains seg­ments peu­vent influ­encer le com­porte­ment d’achat d’autres seg­ments. Cela peut impacter des gens en B2C ou des entre­pris­es en B2B. Con­sid­érez égale­ment cet effet de bord :

Comme vous pou­vez le voir dans mon exem­ple de seg­men­ta­tion de marché, deux seg­ments rel­a­tive­ment petits vont influ­encer le com­porte­ment d’achat d’un seg­ment bien plus impor­tant. Si vous décidez de cibler les seg­ments de “petits envoyeurs pro” et “gros envoyeurs pro”, vous allez inévitable­ment attir­er de nou­veaux clients du seg­ment “petits envoyeurs influ­encés” par effet de bord.

Au sujet des con­séquences que j’évoque sur la dernière ques­tion, il faut aus­si pren­dre en compte que cer­tains de vos clients actuels vont à un moment ou un autre vous quit­ter pour un con­cur­rent. Si vous décidez de trans­fér­er vos inten­tions ailleurs, il sera plus facile à la com­péti­tion de séduire vos clients.

Encore plus impor­tant : rap­pelez-vous que cibler tout le monde est rarement la meilleure stratégie. Répon­dre à ces six ques­tions devrait vous aider à ren­dre cela évident.

Le posi­tion­nement est la manière dont votre marché cible va percevoir votre mar­que. L’image de mar­que est con­sti­tuée des asso­ci­a­tions d’idées que vont avoir les gens avec votre mar­que ou vos pro­duits. Le posi­tion­nement vous per­met de vous démar­quer de vos con­cur­rents et, dans cer­tains cas, influ­encer la manière dont votre marché cible va percevoir vos concurrents.

Par exem­ple, il y a beau­coup de choses dans ce message :

Burg­er King con­tre McDon­ald’s” et “Apple con­tre Microsoft” ne sont que les exem­ples les plus célèbres de ce posi­tion­nement “con­tre”. Vous pou­vez facile­ment vous per­me­t­tre ce genre de méth­odes même si vous n’êtes pas un géant :

Ce n’est pas pour autant à vous de porter le pre­mier coup. Déjà cette méth­ode n’est pas une néces­sité pour réus­sir et, par­fois, vous pour­riez vous retrou­ver sur le fil du rasoir et que ça vous revi­enne au visage.

La réac­tion de Techradar sur une cam­pagne de Wix où ils se sont posi­tion­nés con­tre WordPress.

Donc Wix a envoyé à des dizaines de per­son­nes des casques super chers en faisant croire que ça venait de Word­Press, avec une vidéo per­son­nal­isée pour m’avertir de leur nou­velle cam­pagne anti-WP. J’aime tou­jours Word­Press et j’ai l’impression que la plu­part de la com­mu­nauté WP se marre bien. Merci.

Vous pou­vez tout à fait réus­sir en vous con­cen­trant unique­ment sur votre mar­que et vos produits.

La puis­sance du posi­tion­nement se tient dans la com­mu­ni­ca­tion con­stante de quelques asso­ci­a­tions d’idées à tra­vers tous vos canaux mar­ket­ing. Si vous ne le faites pas, c’est le marché qui va s’en charg­er à votre place. C’est le seul moyen d’aligner votre image de mar­que avec ce que vous souhaitez.

Alors, com­ment déter­min­er les points clés qui vont définir votre communication ?

Les 3 grands axes du positionnement pour trouver le bon message

Lorsque l’on pense au posi­tion­nement, il faut pren­dre en compte ces trois piliers :

  • Entre­prise
  • Clients
  • Con­cur­rence

A pri­ori, vous con­nais­sez déjà bien votre entre­prise. Le reste va se trou­ver dans les don­nées issues de votre étude de marché.

Assem­blez toutes les infor­ma­tions pour trou­ver un mes­sage qui est :

  • Per­ti­nent. Est-ce que ça intéresse le seg­ment ciblé ?
  • Clair. Est-ce que les cibles vont comprendre ?
  • Crédi­ble. Est-ce qu’elles vont croire le message ?
  • Unique. Est-ce que ça vous démar­que de la concurrence ?
  • Réal­iste. Est-ce que vous pour­rez tenir vos promesses ?
  • Durable. Est-ce que vous pou­vez main­tenir votre posi­tion indéfiniment ? 

Si ça sem­ble sim­ple sur le papi­er, cela va néces­siter beau­coup de réflex­ion et d’analyse d’idées.

Par exem­ple, nous n’avons pas de slo­gan, mais nous nous assurons de soulign­er ces élé­ments à tra­vers toutes nos communications :

  • Être le meilleur pro­duit tout-en-un de SEO
  • Facil­ité d’utilisation
  • Vous ren­dre meilleur en mar­ket­ing et SEO

Notre page d’accueil vous dit immé­di­ate­ment ce que nous faisons et com­ment vous pou­vez en tir­er profit.

Nous sommes recon­nus dans le milieu du SEO comme une société basée sur un pro­duit qui con­tin­ue à grandir vite sans équipe com­mer­ciale. Et nous n’hésitons pas à appuy­er sur cette image, sou­vent d’une manière assez unique :

Il faut que vous par­ve­niez à imag­in­er quelque chose qui va avoir un véri­ta­ble impact, pas un mes­sage bateau sur­glo­ri­fié qui par­le d’une mis­sion à grande échelle ou d’un but uni­versel. Je trou­ve que Star­buck donne le mau­vais exemple :

Je suis sûr que toutes les per­son­nes qui achè­tent des bois­sons vague­ment buvables et beau­coup trop chères pensent que ça les inspire et nour­rit leurs coeurs…

Alors non, je ne suis pas fan de Star­buck, mais même moi je pour­rais trou­ver des élé­ments sur lesquels ils pour­raient se con­cen­tr­er à la place. La disponi­bil­ité, le côté pra­tique… D’une cer­taine manière, c’est implicite dans leur déc­la­ra­tion, mais ce n’est pas le point sur lequel ils insistent.

Trouvez un positionnement pour chacun des segments ciblés

Si vous ciblez plusieurs seg­ments avec des com­porte­ments et des besoins dif­férents, il va fal­loir vous assur­er de com­mu­ni­quer de manière adap­tée à cha­cun d’entre eux.

Par exem­ple, notre pro­duit est util­isé par des pro­fes­sion­nels du SEO, du mar­ket­ing et même par des pro­prié­taires de sites “nor­maux”. Mais les besoins entre ces per­son­nes dif­fèrent. Si les axes de notre posi­tion­nement fonc­tion­nent peu importe le seg­ment ciblé, il est par con­tre impératif d’en ajuster les détails séparément.

Vous pou­vez le voir sur les pages où les dif­férents seg­ments vont prob­a­ble­ment atterrir.

Nous visons le plus gros seg­ment, les pro­prié­taires de site, sur notre page freemi­um. Le texte est ori­en­té pour par­ler aux débu­tants en SEO :

On utilise même un posi­tion­nement “con­tre” :

D’un autre côté, notre page pro­duit pour l’Audit de site vise des pro­fes­sion­nels plus expéri­men­tés du mar­ket­ing et du SEO :

Voilà ce qui est intéres­sant : le l’Audit de site est un élé­ment clé de notre pro­duit freemi­um. On par­le sim­ple­ment de la même chose avec deux angles très différents.

Un code de mar­que, ou élé­ment dis­tinc­tif, est tout ce que vous vous allez utilis­er de manière con­stante dans vos com­mu­ni­ca­tions. Voyez ça comme votre acolyte dans le positionnement.

Ce qui est le plus sou­vent util­isé sera votre logo et votre iden­tité visuelle. C’est à peu près tout pour la plu­part des mar­ques. Mais ce n’est pas assez pour vous dis­tinguer et mar­quer l’esprit de votre audi­ence cible.

Votre but ultime devrait être que votre audi­ence recon­naisse votre mar­que sans que vous ayez besoin de mon­tr­er un logo :

https://www.youtube.com/watch?v=tbwoKm5U0tM

Les codes de votre mar­que doivent être uniques, c’est qui va vous per­me­t­tre d’être repérable et, si pos­si­ble, célèbre. Cela per­me­t­tra à votre audi­ence de vous iden­ti­fi­er rapidement.

Chez Ahrefs, au-delà du logo et de la couleur bleue, nous avons deux autres codes. Le pre­mier est notre police de car­ac­tère personnalisée :

Et la sec­onde notre mas­cotte, le gars bar­bu sou­vent accom­pa­g­né d’un corgi :

Il n’y a pas de lim­ite à la créa­tiv­ité. Tout ce qui compte est que vous choi­sissiez quelque chose que vous voulez voir asso­cié à votre mar­que et que vous allez pou­voir utilis­er en permanence.

Il y a beau­coup d’autres exem­ples de codes à rap­pel­er qui peu­vent être vos pro­pres emo­jis, gifs, mots uniques, slo­gans ou même la manière dont vous faites de la pub­lic­ité. Pensez à la cam­pagne “price­less” de Mastercard.

Vous pou­vez vous démar­quer en vous con­cen­trant sur des élé­ments qui ne sont pas visuels. On con­nait tous le jin­gle de McDon­ald I’m Lovin’it comme exem­ple de brand­ing audi­tif. Vous pou­vez même aller vers une odeur spé­ci­fique, c’est le cas dans cer­tains hôtels ou mar­ques de luxe.

Il faut claire­ment définir vos objec­tifs mar­ket­ing afin de guider vos efforts et vous fournir des bases pour éval­uer la sit­u­a­tion. C’est tout ce qui vous reste à faire pour votre stratégie.

Vos objec­tifs mar­ket­ing devraient s’aligner selon les critères très util­isés SMART :

  • Spé­ci­fique : claire­ment déter­min­er le résul­tat à attein­dre, répon­dez à “qui, quoi, quand, combien…”
  • Mesurable : vous devez être en mesure de suiv­re vos pro­grès avec des indi­ca­teurs clés (KPI)
  • Atteignable : soyez auda­cieux dans vos objec­tifs, mais égale­ment réal­iste. Utilisez votre crois­sance actuelle comme référence.
  • Réal­iste : est-ce que l’objectif s’aligne avec votre stratégie mar­ket­ing et commerciale ?
  • Tem­porelle­ment définie : met­tez en place un cadre tem­porel pour l’atteinte de vos objectifs. 

Un exem­ple de ce type d’objectif pour­rait être :

Faire aug­menter la base glob­ale d’utilisateurs véri­fiés des out­ils de Web­mas­ter de Ahrefs de 100 000 util­isa­teurs à 500 000 d’ici la fin 2021.

Vous devriez avoir un ou deux objec­tifs mar­ket­ing pour cha­cun de vos seg­ments cibles pour l’année à venir. Cela devrait faire par­tie de votre plan mar­ket­ing.

Cherchez à obtenir une com­bi­nai­son entre objec­tifs à court et long terme. En d’autres ter­mes, définis­sez des objec­tifs qui vont directe­ment génér­er plus de prof­its et d’autres qui vont aider votre image de marque.

Comme règle générale, con­sid­érez que le bon équili­bre à avoir entre les dépens­es mar­ket­ing et la crois­sance est de 40:60. C’est l’un des con­cepts mar­ket­ing les plus impor­tants à garder en tête.

Il existe toute une étude sur ce con­cept. Ce qu’il faut en retenir est qu’il est prou­vé que la con­struc­tion d’image de mar­que est ce qui va avoir le plus d’impact à long terme sur la crois­sance et le succès.

Voici un exem­ple d’objectif mar­ket­ing avec une KPI basée sur l’image de marque :

Aug­menter la notoriété de la mar­que par­mi les web­mas­ters aux USA de 25% à 40% avant la fin de 2021.

Conclusion

Si vous suiv­ez, même de loin, ces étapes pour met­tre en place une stratégie mar­ket­ing viable, vous vous en sor­tirez mieux que la plu­part des pro­fes­sion­nels du marché. Notre secteur sem­ble faire une fix­a­tion sur la pro­mo­tion des tac­tiques ou stratégie “à essay­er absol­u­ment”. On peut faire mieux que ça.

Après, si vous tombez sur une nou­velle tac­tique mar­ket­ing cool et qu’elle s’aligne avec votre stratégie alors bien sûr, ten­tez le coup. Mais vous allez sou­vent vous ren­dre compte que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

Même si la créa­tion d’une stratégie mar­ket­ing ne représente qu’un tiers du méti­er (avec la recherche et les tac­tiques), on com­prend très rapi­de­ment tout ce que cela peut apporter. Vous allez peut-être pass­er des semaines ou des mois à la met­tre au point, mais vous pou­vez dis­tiller cela en dif­férentes étapes pour vos seg­ments ciblés, posi­tion­nement, image de mar­que et objectif.

Pour faire sim­ple : faire des recherch­es et met­tre en place une stratégie va vous per­me­t­tre d’atteindre le suc­cès sur le long terme. Chaque année, jetez un œil sur votre plan pour éventuelle­ment faire quelques ajuste­ments à mesure que votre entre­prise, vos seg­ments, la com­péti­tion et le marché évoluent.

Quoiqu’il en soit…

Il faut ren­dre à César ce qui est à César.

Même si j’ai étudié le mar­ket­ing et dis­pose d’une cer­taine expéri­ence dans le secteur, je dois ma vision du méti­er à 4 génies du marketing :

Mark Rit­son — pro­fesseur de mar­ket­ing, con­sul­tant en image de mar­que, jour­nal­iste, Mini MBA in Mar­ket­ing maître de conférence

Byron Sharp — Pro­fesseur de mar­ket­ing et chercheur, auteur de How Brands Grow

Peter Field & Les Binet — Experts en effi­cac­ité mar­ket­ing, auteur de The Long and the Short of it: Bal­anc­ing Short and Long-Term Mar­ket­ing Strategies

Ce guide est très large­ment inspiré de leurs arti­cles, livres, con­férences et débats que j’ai pu étudi­er au fil des années. Si vous voulez devenir un meilleur pro­fes­sion­nel du mar­ket­ing qui sait met­tre en place des actions basées sur de véri­ta­bles recherch­es, je vous con­seille de suiv­re ces per­son­nes et d’étudier leurs travaux.

Vous avez des ques­tions ou des remar­ques ? Je suis sur Twit­ter.